Blog Jean-Paul AMOUDRY, Sénateur Honoraire

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mercredi 28 janvier 2015

Innover : La France à l'heure du numérique - le cas de la Haute-Savoie

Très haut débit promis sur l’ensemble du territoire en 2022, mise en réseau des métropoles françaises du numérique, développement d’aides aux porteurs de projets... sur le front numérique, la France est à l’offensive. Avec un objectif avoué : donner des armes aux entreprises de l’Hexagone qui doivent prendre position dans la compétition mondiale.

« Au travers du Plan France très haut débit, le gouvernement entend faire du très haut débit un vecteur de compétitivité pour nos entreprises, de solidarité entre nos territoires mais également un vecteur d’inclusion pour nos concitoyens. » Arnaud Montebourg, ministre de l'Économie, du Redressement productif et du Numérique.

Dans le monde du numérique, savoir présenter son projet d’une façon aussi brève qu’efficace fait partie des figures imposées pour les jeunes entrepreneurs. On appelle ça un pitch. Pour promouvoir le concept de « French Tech », le ministère a proposé un pitch pour cette initiative : elle doit permettre à la France de se « positionner sur la carte du monde des principales nations numériques. Il s’agit de favoriser l’émergence de champions de niveau mondial, capables de passer, en quelques années, de quelques salariés à plusieurs milliers voire à des dizaines de milliers d’emplois. » Permettre aux start-up de bénéficier d’un environnement favorable pour se développer et gagner des marchés à l’international, faire émerger des Entreprises de taille intermédiaire dans le secteur : les objectifs sont là.

Valoriser la création d'un réseau de places fortes numériques

Pour ce faire, le gouvernement entend favoriser la création d’un réseau de plusieurs places fortes numériques. Ce sont là ce que les pouvoirs publics ont un temps baptisé quartiers numériques, désormais regroupés sous le vocable de « French Tech ». Quelques métropoles à la vie numérique intense vont donc tenter de répondre à l’appel à labellisation en cours. L’enjeu est de taille : en intégrant cette « équipe de France » du numérique qui devrait compter une quinzaine de membres, ces métropoles donneraient à leurs entreprises innovantes les conditions d’un développement optimal.

Une opportunité économique considérable

Avec cette initiative, le gouvernement prouve qu’il fait du développement du numérique l’une de ses priorités stratégiques. Ce qui répond aux souhaits des acteurs du secteur qui cherchent depuis plusieurs années à montrer aux pouvoirs publics combien il peut favoriser la création d’emplois. « Tout cela correspond à la prise de conscience que le numérique a un potentiel économique formidable, note Valérie Peugeot, vice-présidente au Conseil national du numérique. Mais au-delà, il y a aussi l’idée qu’en s’introduisant dans différents secteurs d’activité, le numérique va les faire évoluer. Et puis, lorsqu’on prend à bras-le-corps ce secteur, on peut détenir un levier d’actions de transformations sociétales, permettant d’agir aussi bien sur la préservation de l’environnement que la lutte contre la pauvreté. »

Un potentiel immense à exploiter

Le champ des possibles apparaît donc immense. Levier de performance pour les entreprises, outil favorisant le désenclavement des territoires, le numérique peut également être une solution pour permettre aux entreprises de diffuser leurs produits... C’est aussi une source d’innovation en soi : il n’est qu’à voir par exemple le potentiel de l’économie des objets connectés.
Face à ces enjeux, les pouvoirs publics ont donc compris l’urgence qu’il y avait à se positionner dans la compétition mondiale. Aux États- Unis, le numérique a généré plus d’un point de croissance annuelle sur les trente dernières années, moitié moins en France. C’est donc aujourd’hui autant un potentiel à exploiter qu’un retard à combler qui incite la France à s’engager.

Le très haut débit pour tous en 2022

Cet engagement passe en premier lieu par une couverture égale du territoire en très haut débit. Un« Plan France très haut débit » a donc été lancé en 2013. Il doit permettre une couverture totale du pays en 2022 et peut se décliner en objectifs thématiques, comme celui d’un raccordement pour toutes les écoles à la rentrée 2014. La fibre optique est privilégiée, secondée par des technologies alternatives (satellite, montée en débit sur le réseau cuivre actuel ou la 4G) pour les territoires les moins accessibles. Au total, 20 milliards d’euros devraient être nécessaires pour atteindre cet objectif, répartis entre l’État, les collectivités locales et les opérateurs privés. Ces derniers devraient apporter les deux tiers du montant. Cela représente 6 milliards d’euros d’investissement direct dans les zones les plus denses, et donc les plus rentables, du territoire et progressivement 6 autres milliards d’euros dans les zones moins denses, rurales, et périurbaines, qui seront versés sous forme de redevance aux collectivités locales pour l’utilisation de leurs réseaux. Le dernier tiers représente des subventions apportées par les pouvoirs publics pour permettre un développement dans les zones peu denses.

Déjà un succès

Ce plan qui prévoit 3,3 milliards d’euros de subventions de l’État aux collectivités est un succès : en mars 2014, plus de la moitié des départements français avaient déposé une demande. « Ce projet, comme l’indique Louis Gallois, Commissaire général à l’investissement, a lancé une véritable dynamique. L’Internet à haut débit va permettre d’ouvrir un nouvel espace et de créer un écosystème pour les collectivités et les entreprises. » L’intérêt de la fibre optique a bien été perçu par les territoires. C’est notamment le cas en Haute-Savoie où le Syndicat des énergies et de l’aménagement numérique (Syane) a lancé un vaste plan d’aménagement baptisé Haute- Savoie numérique (HSN). Intégré au Plan national, il connaît actuellement une première phase de déploiement dont le coût s’élève à 131,5 millions d’euros. La Caisse d’Epargne Rhône-Alpes en est le principal partenaire privé. Il vise notamment à installer sur le territoire 1 300 km de réseau de fibre optique. « Nous souhaitons avant tout assurer ainsi la défense de nos entreprises et de nos emplois, indique le président du Syane et sénateur de Haute-Savoie, Jean-Paul Amoudry. En parallèle, ce réseau devra être mis à disposition de l’ensemble des services publics du département. » D’ici 2018-2019, ce sont 90 % des entreprises de plus de six salariés, les sites d’enseignement supérieur et de recherche, les principaux bâtiments publics et de santé mais aussi près de la moitié des logements des particuliers qui devraient être couverts par le réseau HSN.

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mardi 29 juillet 2014

Les Pays de Savoie dans la course au Très Haut Débit

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mardi 8 octobre 2013

Un financement unique en France pour le très haut débit

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Le Dauphiné Libéré du 08 10 2013

lundi 7 octobre 2013

BEI et CDC : 72 millions d'Euros pour le réseau public Très Haut Débit de Haute-Savoie

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Article issu du site de la " Européan Investment Bank" du 07 10 2013 : http:/wwww.eib.org

Financement inédit du Réseau Public Très Haut Débit en Haute-Savoie

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Les Echos.fr du 07 10 2013

Financement inédit du Réseau Public Très Haut Débit en Haute-Savoie

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AFP du 10 07 2013

lundi 12 novembre 2012

Présentation du projet de couverture très haut débit du SYANE à la Préfecture de Région Rhône-Alpes

Ce jeudi 8 novembre 2012, j’ai présenté le projet de couverture numérique Très Haut Débit de la Haute-Savoie au Comité de Pilotage du Programme Investissements d’Avenir, en présence, notamment, de Monsieur Louis GALLOIS, Commissaire Général à l’Investissement, de Monsieur Jean-François CARENCO, Préfet de Région et de Monsieur Jean-Jack QUEYRANNE, Président du Conseil Régional Rhône-Alpes

Après avoir exposé les objectifs et le contenu de ce projet, j’ai souligné que cette initiative est conduite dès l’origine avec le partenariat étroit du Conseil Général de la Haute-Savoie, et son soutien financier aux côtés de ceux de l’Etat, de la Région, des groupements de communes, et du SYANE lui-même ; et que l’élaboration du programme a bénéficié du précieux conseil des services du Préfet de Région et du Commissariat Général à l’Investissement.

Après avoir souligné, pour le regretter, que les fonds du FEDER n’aient pu être alloués à ce projet, j’ai remercié l’Etat d’avoir compensé par sa dotation, aussi bien cette absence de fonds européens que le défaut de moyens de mutualisation provenant du retrait des zones urbaines appelées à être desservies par les opérateurs privés.

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